Jimmy Whispers 2

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Une fois partis du festival La Route du Rock, nous reprenons le minibus direction la plage de Bon Secours à Saint-Malo voir Jimmy Whispers.

Sur la route, les yeux dans le vague, beaucoup d’interrogations. Je ne sais rien du concert ni de l’artiste que nous allons voir.

A notre arrivée sur place, c’est la foule sur la plage. J’aperçois une tente blanche, j’entends une voix et de la musique. On se rapproche. Beaucoup de spectateurs sont déjà devant la scène. Je vois une petite plateforme et décide de m’y assoir, d’écouter le concert sans voir le chanteur. Le bruit est un peu étouffé par le brouhaha de la foule mais j’essaie d’y faire abstraction.

Le style est un peu rock, la voix du chanteur me plaît, j’aime l’écouter sans vraiment me concentrer sur les paroles. Le son m’est agréable à l’oreille tout simplement.

Après quelques minutes, je décide de me rapprocher. Je descends les escaliers. Il est difficile de s’approcher au plus près de la scène. Alors je m’assois sur la plage et continue d’écouter sans voir ce qu’il se passe sur la scène.

Tout à coup, j’ai l’impression que le concert prend une autre tournure. La voix du chanteur devient plus rauque, plus « criarde », moins structurée… ?? Je me lève et j’aperçois enfin le chanteur torse nu, cheveux mi-longs, ébouriffés, bougeant et marchant sur scène voire titubant.

Il est clair pour moi que le chanteur n’est plus en état de continuer et qu’il est sous l’emprise de l’alcool. Une question m’interpelle : un artiste qui vit sa musique la vit-il pleinement dans cet état second ? Quelques fois on parle de cet état de transe, est-ce vraiment ça ?

Autour de moi, j’entends différentes critiques. Certains l’ont trouvé ridicule, d’autres au contraire y ont perçu quelque chose de plus profond malgré son état d’ébriété.

En tous cas en moi, je décèle alors de la déception mais aussi des interrogations sur la prise de produits dans le milieu artistique. Bien sûr, tous les artistes ne sont pas comme ça mais je ne peux m’empêcher de penser au chanteur de Nirvana, à Jim Morrison des Doors ou bien encore à Freddy Mercury. Est-ce la célébrité qui les entraîne ou les a entrainés vers cette décadence, ou bien cela les a-t-il aidés à extérioriser leur talent, ce génie naturel pour la musique ? Aujourd’hui encore, on continue de parler d’eux…

S.G.

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